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Thursday 5 December - 01:38

Nice site, quick question...

Hey guys, I just wanted to see if you need anything in the way of site editing/code fixing/programming, unique blog post material, extra traffic by getting others to start sharing your site across their own social media accounts, social media management, etc. I have quite a few ways I can set all of this and do this for you. Don't mean to impose, was just curious, I've been doing this for some time and was just curious if you needed an extra hand. I can even do Wordpress and other related tasks (you name it). PS - Happy Holidays :-) Winston R. 1.708.320.3171
Friday 15 November - 21:32

How to convert website visitors into phone calls?

Hi, My name is Eric and I was looking at a few different sites online and came across your site bobthereader.com. I must say - your website is very impressive. I am seeing your website on the first page of the Search Engine. Have you noticed that 70 percent of visitors who leave your website will never return? In most cases, this means that 95 percent to 98 percent of your marketing efforts are going to waste, not to mention that you are losing more money in customer acquisition costs than you need to. As a business person, the time and money you put into your marketing efforts is extremely valuable. So why let it go to waste? Our users have seen staggering improvements in conversions with insane growths of 150 percent going upwards of 785 percent. Are you ready to unlock the highest conversion revenue from each of your website visitors? TalkWithCustomer is a widget which captures a website visitor’s Name, Email address and Phone Number and then calls you immediately, so that you can talk to the Lead exactly when they are live on your website — while they're hot! Best feature of all, International Long Distance Calling is included! Try TalkWithCustomer Live Demo now to see exactly how it works. Visit http://www.talkwithcustomer.com When targeting leads, speed is essential - there is a 100x decrease in Leads when a Lead is contacted within 30 minutes vs being contacted within 5 minutes. If you would like to talk to me about this service, please give me a call. We have a 14 days trial. Visit http://www.talkwithcustomer.com to start converting up to 100X more leads today! Thanks and Best Regards, Eric If you'd like to unsubscribe go to http://liveserveronline.com/talkwithcustomer.aspx?d=bobthereader.com
Friday 18 October - 03:21

Do You Want Up to 100X More Conversions?

Hey, You have a website bobthereader.com, right? Of course you do. I am looking at your website now. It gets traffic every day – that you’re probably spending $2 / $4 / $10 or more a click to get. Not including all of the work you put into creating social media, videos, blog posts, emails, and so on. So you’re investing seriously in getting people to that site. But how’s it working? Great? Okay? Not so much? If that answer could be better, then it’s likely you’re putting a lot of time, effort, and money into an approach that’s not paying off like it should. Now… imagine doubling your lead conversion in just minutes… In fact, I’ll go even better. You could actually get up to 100X more conversions! I’m not making this up. As Chris Smith, best-selling author of The Conversion Code says: Speed is essential - there is a 100x decrease in Leads when a Lead is contacted within 14 minutes vs being contacted within 5 minutes. He’s backed up by a study at MIT that found the odds of contacting a lead will increase by 100 times if attempted in 5 minutes or less. Again, out of the 100s of visitors to your website, how many actually call to become clients? Well, you can significantly increase the number of calls you get – with ZERO extra effort. TalkWithCustomer makes it easy, simple, and fast – in fact, you can start getting more calls today… and at absolutely no charge to you. CLICK HERE http://www.talkwithcustomer.com now to take a free, 14-day test drive to find out how. Sincerely, Eric PS: Don’t just take my word for it, TalkWithCustomer works: EMA has been looking for ways to reach out to an audience. TalkWithCustomer so far is the most direct call of action. It has produced above average closing ratios and we are thrilled. Thank you for providing a real and effective tool to generate REAL leads. - P MontesDeOca. Best of all, act now to get a no-cost 14-Day Test Drive – our gift to you just for giving TalkWithCustomer a try. CLICK HERE http://www.talkwithcustomer.com to start converting up to 100X more leads today! If you'd like to unsubscribe click here http://liveserveronline.com/talkwithcustomer.aspx?d=bobthereader.com
Monday 7 October - 18:12

CDMR IRLANDE SAMOA TYPHON

Alors qu'ils sont dans l'obligation de battre les Samoa samedi à Fukuoka pour se qualifier pour les quarts de finale, les joueurs de Joe Schmidt ont été informés que le typhon Hagibis pourrait venir frapper l'île de Kyushu ce week-end. On parle même du typhon le plus sévère de l'année au Japon qui pourrait accéder à la classification « super typhon », avec des vents attendus à 180 ou 200 km/h. Si la météo voit juste, il existe un risque pour que le match Irlande-Samoa soit annulé et que soit entériné un score de 0-0, selon le règlement prévu par World Rugby en pareil cas. Cette hypothèse, couplée à une victoire le lendemain de l'Écosse face au Japon, pourrait éliminer l'Irlande. Vous imaginez l'angoisse... et devinez la colère. Nous n'en sommes pas encore là. Rappelons que la rencontre France - États-Unis, fortement menacée la semaine dernière par le typhon Mitag, avait pu se jouer normalement à Fukuoka. World Rugby, à l'occasion de ce match, avait révélé avoir étudié un éventuel plan B pour délocaliser le match dans un autre stade. Il est possible que pareille éventualité soit également étudiée pour ce Irlande-Samoa.
Friday 4 October - 15:00

[PART 2] Velo

encore davantage. Je me dis que si je veux qu’on me considère comme un très bon, il va falloir que je me bouge, pas de temps à perdre. Il y a deux ans, je courais en espoirs avec Egan Bernal et maintenant il gagne le Tour ! Cela me fait dire que je peux le faire aussi, un jour. » Quant aux explications plus rationnelles, Pavel Sivakov cite en premier lieu la professionnalisation plus précoce, grâce aux réseaux sociaux et aux équipes réserves des grosses formations. Lui-même est arrivé dans l’équipe de développement de la BMC à l’âge de 18 ans. « Très tôt, j’ai eu conscience que pour briller il fallait tout faire à 100 %. Chez les espoirs, j’appliquais les mêmes méthodes que dans le World Tour, avec le même entraîneur, Marco Pinotti, que les professionnels. Avec les réseaux sociaux comme Strava, les entraînements des professionnels, les méthodes de nutrition, sont aussi accessibles dès le plus jeune âge. » Une génération exceptionnelle Julien Pinot, entraîneur de la Groupama-FDJ qui a veillé à l’éclosion de son frère Thibaut, dixième du Tour de France à l’âge de 22 ans, en 2012, tempère ce jugement : « Les espoirs, à l’époque, avaient déjà des méthodes de professionnels. Je n’ai pas d’autre explication que l’émergence d’une génération exceptionnelle, à une époque où le niveau est plus élevé et homogène que jamais. Ce que je trouve impressionnant, c’est qu’ils ne soient pas du tout écrasés par la pression, à l’image de Tadej Pogacar qui n’a eu aucun mauvais jour sur la Vuelta. Ce sont des mecs qui gagnent tout depuis les juniors. Ils ont un sens du leadership plus développé que Thibaut lorsqu’il est passé professionnel. » L’entraîneur de la Groupama-FDJ se veut prudent sur la longévité de ces phénomènes, qui ont subi très jeunes la pression du professionnalisme. Les exemples existent de champions ayant admis des difficultés psychologiques après un début de carrière météorique − Andy Schleck, Tejay Van Garderen, Janez Brajkovic. Pour l’heure, les problèmes sont pour leurs aînés, souffle Julien Pinot : « Pour les gars de 26-28 ans, c’est perturbant. Ils se disent : “Dans cinq ans, je suis bon pour la casse.” »
Friday 4 October - 15:00

[PART 1] Velo

deuxième place dans la catégorie Elite au championnat du monde contre-la-montre, mercredi 25 septembre. Manu Fernandez / AP International belge chez les moins de 16 ans, Remco Evenepoel n’a, finalement, pas fait carrière dans le football ; il y a tout de même un peu de Kylian Mbappé chez lui. Le champion du monde commentait ainsi sa période de purgatoire, à ses débuts professionnels, sur le banc de touche de l’AS Monaco : « Dès que j’entendais “l’âge”, j’avais les sourcils qui se fronçaient. Moi, tu me parles pas d’âge. » Ne parlez pas d’âge à Remco Evenepoel. On se contentera de dire du Belge qu’il n’a pas 20 ans et a décroché, mercredi 25 septembre dans le Yorkshire, la médaille d’argent du championnat du monde contre-la-montre. Auparavant, il avait, en une semaine, début août, enfilé le maillot de champion d’Europe du contre-la-montre et remporté la Clasica San Sebastian. Il sera l’un des candidats à la victoire dans la course en ligne du Mondial dimanche. Le favori, lui, étant bien plus « expérimenté » : Mathieu Van der Poel, un vieillard de 24 ans, quatre courses World Tour sur route seulement disputées dans sa carrière, dont deux gagnées cette année. C’est une perte de repères pour le monde du vélo, qui a grandi dans l’idée qu’on avait l’avenir devant soi jusqu’à 25 ans. C’était l’âge maximum, jusqu’en 2006, des participants au justement nommé Tour de l’Avenir, désormais abaissé à 23 ans. II était entendu que les participants étaient peut-être les vedettes de demain, mais pas d’aujourd’hui. Un siècle de préjugés La saison 2019 a fait voler en éclats un siècle de préjugés. Du cursus honorum du jeune cycliste, on connaissait ces quelques règles intangibles : laisser passer un an avant de l’aligner sur un grand tour, deux ans au moins avant le Tour de France ; lui faire porter des bidons quelques saisons ; le préserver des duretés du World Tour – le plus haut niveau mondial –, cela afin qu’à 28 ans, le prodige soit fort et frais pour conquérir le maillot jaune ou les grandes classiques. Le cyclisme a-t-il fait fausse route ? Cyrille Guimard le pense, lui qui géra prudemment les débuts de Bernard Hinault mais fit de Laurent Fignon son leader sur le Tour de France à 22 ans. « On a le poids de notre histoire. Mais il n’y a aucune raison que le cyclisme soit un sport à maturité tardive, estime l’ex-directeur sportif aux sept Tours de France. Le vieillissement commence à 22 ans, pourquoi serait-on plus fort physiquement à 30 ? » Pour l’ancien sélectionneur français, aujourd’hui consultant sur RMC Sport, les aspirants cyclistes des pays de forte tradition vélocypédique ont été freinés par une politique de gestion excessive, incarnée par la limitation des braquets jusqu’à la catégorie juniors. « On se limite dans les résultats quand on limite sa formation. Dès que l’on fait abstraction du présupposé que l’on va cramer les jeunes, on développe de vrais athlètes. » Le Colombien Egan Bernal (22 ans), le Slovène Tadej Pogacar (21), le Belge Remco Evenepoel (19) et le Néerlandais Van der Poel, par leurs origines géographiques ou sportives – le Belge s’est consacré au football jusqu’en 2017, le Néerlandais a d’abord pratiqué le cyclo-cross où il est multi-titré –, ont-ils grandi libérés de ces préjugés ? Leurs résultats, en tous cas, rajeunissent les records. Bernal est le plus jeune vainqueur du Tour de France depuis François Faber, il y a 110 ans. Le Slovène Pogacar a pris la troisième place du Tour d’Espagne en remportant trois étapes, du jamais-vu à son âge depuis Giuseppe Saronni il y a 40 ans. Des méthodes de pro La jeunesse n’a pas attendu 2019 pour poser sa patte glabre sur le cyclisme mondial mais le phénomène a pris de l’ampleur. Les coureurs de 23 ans ou moins totalisent 93 places dans les dix premiers sur les courses du World Tour cette année, contre 72 l’an dernier et 40 en 2017. Dans les 100 premiers mondiaux, un coureur sur dix a 23 ans ou moins − dont les Français de la Groupama-FDJ David Gaudu et Valentin Madouas. Tadej Pogacar, pour sa première saison professionnelle, pointe au 14e rang mondial. Tadej Pogacar, pour sa première saison professionnelle, pointe au 14e rang mondial. Alvaro Barrientos / AP Parmi eux, Pavel Sivakov, Russe né en France, vainqueur du Tour des Alpes et du Tour de Pologne cette année, neuvième du Giro pour sa première participation à 22 ans. Il est le premier surpris de voir sa génération prendre le pouvoir. Lui qui dominait, il y a deux ans, la catégorie Espoirs, s’attendait à devoir attendre au moins un an de plus chez les professionnels avant de s’illustrer au haut niveau. Il parle d’émulation : « Le fait de voir des jeunes coureurs performer, ça motive
Thursday 3 October - 18:03

[PART 2] Le français Believe veut devenir le « Publicis de la musique »

est allé chercher une expertise que l’on n’avait pas dans le live et les concerts. Plus globalement, tous ces rachats nous ont permis d’apprendre à travailler de nouveaux genres musicaux et d’avoir une palette de services de plus en plus large », souligne Denis Ladegaillerie, qui n’entend en rien devenir la quatrième major du secteur. « Le but aujourd’hui, c’est d’être le “Publicis de la musique”. On se focalise sur le développement et l’accompagnement des artistes en proposant une multitude de services : la distribution, le marketing, la mise en contact pour la réalisation d’un clip, etc. Comme le fait une agence de conseil pour une marque. » Précurseur à ses débuts, le modèle de Believe colle désormais parfaitement aux aspirations de la nouvelle génération de musiciens. Nombreux entendent gérer leur petite affaire sans passer par les grandes maisons de disques et les contrats d’artistes, longtemps le standard dans le secteur, et conserver la main sur leurs droits d’enregistrement. Un mouvement illustré par la vedette américaine Taylor Swift, qui a récemment fait part de sa volonté de réenregistrer ses premiers albums afin de pouvoir les récupérer. Believe a aussi toujours « pensé » musique dématérialisée et eu le numérique pour ADN. Un atout maître en 2019 alors que le streaming est aujourd’hui le format d’écoute qui génère le plus de dollars – au point d’avoir ressuscité une industrie longtemps déclinante et de nouveau en croissance depuis quelques années. Dans le monde de la musique, Denis Ladegaillerie a cette particularité qu’il a autant l’œil sur les artistes en tête des charts que sur le taux d’équipement des smartphones et le prix des forfaits 4G dans les pays émergents. « Une fois que la majorité de la population d’un pays a un smartphone 4G, on assiste à un phénomène de courbe en “S” : il faut sept ans pour passer de 0 % à 6 % de la population qui est abonnée à un service de streaming musical, souligne le patron quadragénaire. Ensuite, il y a une accélération qui dure six ans. » Selon le « théorème Ladegaillerie », les plus gros marchés en devenir sont ainsi la Russie et l’Inde. Deux pays où le groupe est déjà omniprésent avec respectivement 25 % et 15 % de part de marché. En Inde, Believe possède ainsi des stars et ex-gloires de Bollywood dans son catalogue, dont Ayushmann Khurrana, un acteur, chanteur et présentateur de télévision très populaire dans son pays. Mais c’est bien en France que Believe pourrait un jour se vêtir d’un nouvel habit de scène : celle d’un groupe coté. « Rien n’est encore acté, mais l’entrée en Bourse sur la place de Paris est pour l’instant la piste privilégiée pour la prochaine étape de notre développement », avance Denis Ladegaillerie, avant de préciser : « Mais si ça se fait, ce ne sera pas avant quelques années. » De quoi laisser un peu de temps au maestro pour mettre en musique son IPO. n
Thursday 3 October - 18:03

[PART 1] Le français Believe veut devenir le « Publicis de la musique »

S ur un tempo vivace. Depuis sa création il y a quatorze ans, la société tricolore Believe se développe sur un rythme effréné dans l’industrie de la musique. De start-up à pépite, de pépite à valeur sûre, puis de valeur sûre à acteur majeur du marché : le groupe s’est fait une bonne place sur une scène très concurrentielle. Spécialiste de la distribution numérique, Believe va atteindre 700 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, distribue 1,5 million d’artistes, a des bureaux dans 53 pays et revendique 8 % de part de marché mondial du streaming musical. A la baguette : Denis Ladegaillerie. Avant de lancer Believe, cet ancien avocat d’affaires a fait ses gammes pendant plusieurs années aux Etats-Unis dans le Vivendi de l’ère Messier en tant que directeur stratégique et financier des activités de musique en ligne début 2000. « Chez Vivendi, j’ai passé beaucoup de temps à restructurer des business qui nécessitaient de lourds investissements à perte pour construire une position de marché solide. En lançant Believe, j’avais en tête d’être rentable très rapidement », confie-t-il, attablé dans un café place Colonel-Fabien, à proximité du siège de sa société dans les locaux du Parti communiste français. Il retraverse l’Atlantique avec une autre conviction dans ses bagages : le CD va passer de vie à trépas. Âgé de trente-deux ans, il lance Believe en 2005. Se présentant comme un « label digital », la start-up a un positionnement clair : la distribution en ligne pour tous. Un pari. Il y a quatorze ans, le business du téléchargement légal n’en est encore qu’à ses balbutiements et le streaming musical sort à peine de terre. Mais Believe va très vite faire office de chaînon manquant dans le secteur. D’abord, il noue des accords de distribution avec plus d’une centaine de services de musique en ligne et mobiles dont certains noms fleurent bon le début des années 2000 : Nokia, SFR, Orange, Napster, Rhapsody, FnacMusic, VirginMega.fr, etc. Dans un deuxième temps, Believe démarche artistes et labels indépendants pour leur proposer de mettre en ligne leurs albums et chansons, un service que les grands noms du secteur ont internalisé mais qui fait défaut aux plus petits acteurs. Ce modèle a le double avantage pour Believe de ne pas nécessiter d’investir lourdement dans les frais de production d’un album et de séduire le microcosme musical, puisque le groupe reverse 70 % en moyenne des revenus générés. Labels indépendants et artistes locaux Chaque année, les effectifs d’artistes distribués en ligne par les soins de Believe s’épaississent. Premier coup d’éclat en 2008, quand MC Solaar renégocie son contrat avec sa maison de disques pour pouvoir être distribué en ligne par la société de Denis Ladegaillerie. Believe se fait un nom dans le paysage et atteint son objectif : la jeune pousse bleublanc-rouge est dans le vert dès 2009. De quoi lui donner des ailes pour franchir les frontières et atterrir en Allemagne et en Italie, deux pays où Believe se positionne très vite, alléché par la configuration très fragmentée du secteur. « Notre ADN a toujours été de cibler les marchés où il y a beaucoup de labels indépendants et d’artistes en développement. Nous ne sommes pas allés au Royaume-Uni tout de suite, car les trois majors (Universal, Sony, Warner, NDLR) y étaient déjà très présentes », décortique Denis Ladegaillerie. Fin 2012, l’internationalisation du groupe décolle quand Apple étend iTunes Store (le service de téléchargement du groupe à la pomme croquée) à 56 nouveaux pays dont la Russie ou l’Inde. Believe ne laisse pas passer l’occasion et joue sa partition. « On a tout de suite recruté dans une quinzaine de pays pour aller nouer des partenariats avec des artistes locaux », rembobine Denis Ladegaillerie. Trois ans plus tard, Believe entre dans une nouvelle dimension. A quelques semaines d’intervalle, le groupe rachète son alter ego américain TuneCore et lève 60 millions de dollars auprès du fonds d’investissement californien Technology Crossover Ventures qui avait misé sur Spotify, Netflix ou encore Facebook. Remonter la chaîne de valeur Fin de la période start-up. Le groupe détient désormais le cash nécessaire pour remonter la chaîne de valeur. En bon chef d’orchestre, Denis Ladegaillerie accélère la mélodie. En lançant son propre label (Believe Recordings renommé depuis « AllPoints France »). En rachetant la société de production Musicast, qui distribue PNL et Jul (des artistes très « streamés » en France), puis le label iconique Naïve pour mettre la main sur son catalogue de musique classique. En prenant plus récemment 49 % du capital du holding de Vincent Frèrebeau et de son label Tôt ou Tard.« Avec cette opération, on
Thursday 3 October - 17:33

[PART 2] Le français Believe veut devenir le « Publicis de la musique »

est allé chercher une expertise que l’on n’avait pas dans le live et les concerts. Plus globalement, tous ces rachats nous ont permis d’apprendre à travailler de nouveaux genres musicaux et d’avoir une palette de services de plus en plus large », souligne Denis Ladegaillerie, qui n’entend en rien devenir la quatrième major du secteur. « Le but aujourd’hui, c’est d’être le “Publicis de la musique”. On se focalise sur le développement et l’accompagnement des artistes en proposant une multitude de services : la distribution, le marketing, la mise en contact pour la réalisation d’un clip, etc. Comme le fait une agence de conseil pour une marque. » Précurseur à ses débuts, le modèle de Believe colle désormais parfaitement aux aspirations de la nouvelle génération de musiciens. Nombreux entendent gérer leur petite affaire sans passer par les grandes maisons de disques et les contrats d’artistes, longtemps le standard dans le secteur, et conserver la main sur leurs droits d’enregistrement. Un mouvement illustré par la vedette américaine Taylor Swift, qui a récemment fait part de sa volonté de réenregistrer ses premiers albums afin de pouvoir les récupérer. Believe a aussi toujours « pensé » musique dématérialisée et eu le numérique pour ADN. Un atout maître en 2019 alors que le streaming est aujourd’hui le format d’écoute qui génère le plus de dollars – au point d’avoir ressuscité une industrie longtemps déclinante et de nouveau en croissance depuis quelques années. Dans le monde de la musique, Denis Ladegaillerie a cette particularité qu’il a autant l’œil sur les artistes en tête des charts que sur le taux d’équipement des smartphones et le prix des forfaits 4G dans les pays émergents. « Une fois que la majorité de la population d’un pays a un smartphone 4G, on assiste à un phénomène de courbe en “S” : il faut sept ans pour passer de 0 % à 6 % de la population qui est abonnée à un service de streaming musical, souligne le patron quadragénaire. Ensuite, il y a une accélération qui dure six ans. » Selon le « théorème Ladegaillerie », les plus gros marchés en devenir sont ainsi la Russie et l’Inde. Deux pays où le groupe est déjà omniprésent avec respectivement 25 % et 15 % de part de marché. En Inde, Believe possède ainsi des stars et ex-gloires de Bollywood dans son catalogue, dont Ayushmann Khurrana, un acteur, chanteur et présentateur de télévision très populaire dans son pays. Mais c’est bien en France que Believe pourrait un jour se vêtir d’un nouvel habit de scène : celle d’un groupe coté. « Rien n’est encore acté, mais l’entrée en Bourse sur la place de Paris est pour l’instant la piste privilégiée pour la prochaine étape de notre développement », avance Denis Ladegaillerie, avant de préciser : « Mais si ça se fait, ce ne sera pas avant quelques années. » De quoi laisser un peu de temps au maestro pour mettre en musique son IPO. n
Thursday 3 October - 17:33

[PART 1] Le français Believe veut devenir le « Publicis de la musique »

S ur un tempo vivace. Depuis sa création il y a quatorze ans, la société tricolore Believe se développe sur un rythme effréné dans l’industrie de la musique. De start-up à pépite, de pépite à valeur sûre, puis de valeur sûre à acteur majeur du marché : le groupe s’est fait une bonne place sur une scène très concurrentielle. Spécialiste de la distribution numérique, Believe va atteindre 700 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, distribue 1,5 million d’artistes, a des bureaux dans 53 pays et revendique 8 % de part de marché mondial du streaming musical. A la baguette : Denis Ladegaillerie. Avant de lancer Believe, cet ancien avocat d’affaires a fait ses gammes pendant plusieurs années aux Etats-Unis dans le Vivendi de l’ère Messier en tant que directeur stratégique et financier des activités de musique en ligne début 2000. « Chez Vivendi, j’ai passé beaucoup de temps à restructurer des business qui nécessitaient de lourds investissements à perte pour construire une position de marché solide. En lançant Believe, j’avais en tête d’être rentable très rapidement », confie-t-il, attablé dans un café place Colonel-Fabien, à proximité du siège de sa société dans les locaux du Parti communiste français. Il retraverse l’Atlantique avec une autre conviction dans ses bagages : le CD va passer de vie à trépas. Âgé de trente-deux ans, il lance Believe en 2005. Se présentant comme un « label digital », la start-up a un positionnement clair : la distribution en ligne pour tous. Un pari. Il y a quatorze ans, le business du téléchargement légal n’en est encore qu’à ses balbutiements et le streaming musical sort à peine de terre. Mais Believe va très vite faire office de chaînon manquant dans le secteur. D’abord, il noue des accords de distribution avec plus d’une centaine de services de musique en ligne et mobiles dont certains noms fleurent bon le début des années 2000 : Nokia, SFR, Orange, Napster, Rhapsody, FnacMusic, VirginMega.fr, etc. Dans un deuxième temps, Believe démarche artistes et labels indépendants pour leur proposer de mettre en ligne leurs albums et chansons, un service que les grands noms du secteur ont internalisé mais qui fait défaut aux plus petits acteurs. Ce modèle a le double avantage pour Believe de ne pas nécessiter d’investir lourdement dans les frais de production d’un album et de séduire le microcosme musical, puisque le groupe reverse 70 % en moyenne des revenus générés. Labels indépendants et artistes locaux Chaque année, les effectifs d’artistes distribués en ligne par les soins de Believe s’épaississent. Premier coup d’éclat en 2008, quand MC Solaar renégocie son contrat avec sa maison de disques pour pouvoir être distribué en ligne par la société de Denis Ladegaillerie. Believe se fait un nom dans le paysage et atteint son objectif : la jeune pousse bleublanc-rouge est dans le vert dès 2009. De quoi lui donner des ailes pour franchir les frontières et atterrir en Allemagne et en Italie, deux pays où Believe se positionne très vite, alléché par la configuration très fragmentée du secteur. « Notre ADN a toujours été de cibler les marchés où il y a beaucoup de labels indépendants et d’artistes en développement. Nous ne sommes pas allés au Royaume-Uni tout de suite, car les trois majors (Universal, Sony, Warner, NDLR) y étaient déjà très présentes », décortique Denis Ladegaillerie. Fin 2012, l’internationalisation du groupe décolle quand Apple étend iTunes Store (le service de téléchargement du groupe à la pomme croquée) à 56 nouveaux pays dont la Russie ou l’Inde. Believe ne laisse pas passer l’occasion et joue sa partition. « On a tout de suite recruté dans une quinzaine de pays pour aller nouer des partenariats avec des artistes locaux », rembobine Denis Ladegaillerie. Trois ans plus tard, Believe entre dans une nouvelle dimension. A quelques semaines d’intervalle, le groupe rachète son alter ego américain TuneCore et lève 60 millions de dollars auprès du fonds d’investissement californien Technology Crossover Ventures qui avait misé sur Spotify, Netflix ou encore Facebook. Remonter la chaîne de valeur Fin de la période start-up. Le groupe détient désormais le cash nécessaire pour remonter la chaîne de valeur. En bon chef d’orchestre, Denis Ladegaillerie accélère la mélodie. En lançant son propre label (Believe Recordings renommé depuis « AllPoints France »). En rachetant la société de production Musicast, qui distribue PNL et Jul (des artistes très « streamés » en France), puis le label iconique Naïve pour mettre la main sur son catalogue de musique classique. En prenant plus récemment 49 % du capital du holding de Vincent Frèrebeau et de son label Tôt ou Tard.« Avec cette opération, on
Thursday 3 October - 17:13

[PART 2] L’après-pétrole n’est pas pour demain

potentiel est tellement important dans les pays émergents que la production totale continuera à augmenter pendant des décennies. Un Africain ou un Indien utilise en moyenne 4 kilos de plastique par an, contre 60, voire 80 kilos pour un Européen ou un Américain. Ces prévisions seraient-elles remises en cause si la planète changeait résolument de direction pour limiter le changement climatique ? Oui. Si les objectifs de l’Accord de Paris étaient intégralement respectés, la consommation de pétrole chuterait à 67 millions de barils par jour en 2040, estime l’AIE. Ce serait 30 % de moins qu’aujourd’hui. Mais nous ne ferions alors que revenir au niveau du début des années 1990… époque de la première guerre du Golfe, où nous étions tout aussi dépendants de l’or noir.
Thursday 3 October - 17:13

[PART 1] L’après-pétrole n’est pas pour demain

En quelques secondes, le 16 septembre dernier, le prix du pétrole s’est envolé de près de 20 %. Même si ce dernier a fortement reculé depuis sous l’effet des craintes de ralentissement de l’économie mondiale, l’attaque d’infrastructures pétrolières en Arabie saoudite a mis en lumière deux réalités qui étaient passées à l’arrière-plan. D’abord, que la sécurité d’approvisionnement de la planète n’est jamais acquise. Ensuite, que le monde demeure extrêmement dépendant du pétrole. Ces deux assertions n’allaient plus de soi. La sécurité d’approvisionnement ? Donald Trump claironne que la production de pétrole de schiste américain a bouleversé la donne. Les Etats-Unis sont devenus le numéro un mondial de l’or noir, dépassant la Russie et l’Arabie saoudite. Et ils seront exportateurs nets de brut dans quelques mois. L’essor des EtatsUnis, en gonflant la demande, a fait baisser les prix. Même alliée à la Russie, l’Opep ne parvient plus à contrôler le marché comme elle le faisait dans les années 1970. Tout cela est vrai, mais les attaques récentes ont rappelé que le MoyenOrient, et l’Arabie saoudite en particulier, restait déterminant. Le royaume wahhabite n’est plus le premier producteur, mais il reste, de loin, le premier exportateur, ce qui lui donne une influence cruciale. Surtout, il est le seul pays à disposer de capacités de production inutilisées importantes, qui peuvent être activées rapidement pour faire face à un choc d’offre ailleurs sur la planète. Ce rôle de régulateur, aucun autre pays ne s’en approche. En additionnant les capacités inutilisées des Etats-Unis, des Emirats, du Koweït, de l’Irak et de la Russie, on arrive péniblement à 2 millions de barils par jour. Bien insuffisant par rapport aux 5,7 millions qui manquaient à l’appel après les attaques. Donald Trump a beau proclamer l’indépendance énergétique de son pays, cela n’a pas empêché le gallon d’essence (3,8 litres) de prendre 10 cents dans les stations-service américaines dans les jours qui ont suivi les attaques. La réaction des marchés aux attaques souligne à quel point nous sommes « accros » au pétrole, et pour longtemps encore. La planète a certes fortement réduit sa dépendance à l’or noir. Il ne représente plus que 31 % de la consommation d’énergie totale, contre 45 % en 1974, au moment du premier choc pétrolier, a calculé l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La performance des véhicules s’est améliorée (moins de carburant consommé au kilomètre), les bâtiments sont mieux isolés… La place du pétrole a reculé dans l’industrie au profit de l’électricité et du gaz. Même chose pour le chauffage où le fioul est devenu ultra-minoritaire. Et on ne produit presque plus d’électricité à partir de pétrole, hormis dans quelques pays du Moyen-Orient. Mais on a atteint un plancher : la part du brut dans l’énergie stagne depuis dix ans, ce qui signifie que la consommation continue à progresser en valeur absolue. Et elle devrait continuer à augmenter au moins jusqu’en 2040, d’après l’AIE, qui n’a pas encore fixé d’horizon pour le début du reflux. Plus de la moitié du pétrole est désormais consommée par le secteur du transport (routier, aérien et maritime) et faire reculer la consommation de pétrole, dans ce domaine, sera beaucoup plus difficile à mettre en œuvre. Certes, le parc de véhicules électriques va bien progresser rapidement au cours des dix prochaines années. Et la performance des voitures thermiques ne cessera pas de s’améliorer. Mais les véhicules thermiques sont de plus en plus nombreux, en particulier dans les pays émergents. Au total, la consommation de produits pétroliers pour les voitures ne devrait commencer à reculer qu’à partir de la fin de la prochaine décennie. Dans le même temps, d’autres modes de transport poursuivent leur poussée : le trafic aérien (+4 à 5 % par an pour les vingt prochaines années, selon l’IATA), le transport routier et le transport maritime. La perspective d’avions ou de camions électriques est encore lointaine, voire hypothétique. Enfin, la pétrochimie consomme, elle aussi, de plus en plus d’hydrocarbures pour assouvir une demande sans cesse croissante de produits plastiques. Les progrès du recyclage, la disparition des sacs en plastique ou des objets à usage unique comme les pailles ne concernent que certains pays pour l’instant. Et les emballages ne sont que l’un des débouchés du plastique. La matière est utilisée de plus en plus dans l’automobile et l’aéronautique pour ses qualités de résistance ou de légèreté, mais aussi pour les jouets, les produits électroniques, le textile… Même si la consommation de plastique commençait à refluer dans les pays de l’OCDE, le
Wednesday 2 October - 19:39

Aleph Networks, le « Google du dark Web » qui veut rester français

Approchée par des investisseurs anglo-saxons et russes, la start-up, qui a pour clients les ministères des Armées, de l’Intérieur et des Finances, veut lever plusieurs millions d’euros. A Villefranche-sur-Saône, rue de l’Alma, l’adresse de la start-up logée au milieu des petits immeubles de crépis renvoie à un espace de coworking dans un centre d’affaires. Sur le site Internet de la jeune pousse, on évite aussi de publier les noms des fondateurs. Aleph Networks, le « Google du deep et du dark Web » (les replis secrets de la Toile, son marché noir), se veut discret. Ses troupes se disent capables d’analyser et d’indexer un milliard de données là où ses concurrents en traiteraient au mieux une dizaine de millions. Cette faculté a permis d’attirer les pouvoirs régaliens : Aleph Networks tire 90 % de ses revenus de l’Etat, des ministères des Armées, des Finances et de l’Intérieur. Tous ces organes veulent pouvoir détecter les fuites d’informations sensibles, dénicher les contrefaçons, tracer leurs canaux de circulation et maîtriser « tous les outils de la guerre économique ». Comme ses pairs, Aleph Networks, qui avait été créé en 2012, est courtisé par des investisseurs étrangers, américains et britanniques. « A VivaTech, nous avons même été sondés par des Russes ! » s’amuse Céline Haéri, la COO de la start-up. Pour l’heure, la jeune pousse n’a vécu que sur autofinancement et le programme des start-up innovantes de l’armée (SIA Lab, DGA Lab, intelligence campus puis AID). Aleph Network s’apprête maintenant à trouver quelques millions de capitaux privés − « des fonds français, c’est notre ligne de conduite », indique Céline Haéri. « Des canons bien précis » Plus facile à dire qu’à faire. « Les grands fonds français chassent en masse selon des canons bien précis. Si vous rentrez dans le moule, ils ne sont pas regardants sur ce que vous développez. Mais en réalité, l’innovation leur fait peur et si vous vous autofinancez, cela est perçu de façon négative car cela a un impact sur les chiffres au bilan », poursuit-elle. Autre frein rédhibitoire : l’équipe a clairement en tête de rester indépendante et installée en France. « Les grands fonds généralistes veulent la plupart du temps imposer d’ouvrir un bureau aux Etats-Unis ou de déménager », ajoute-t-elle. Les fonds des industriels pour l’heure ne sont pas non plus la panacée. « Il leur faut une taille minimale », déplore celle qui affiche des comptes dans le vert. « Si ce n’est pas concluant avec les gros industriels, nous trouverons très bien un autre moyen d’accélérer avec des investisseurs davantage à l’écoute de notre singularité », espère Céline Haéri.
Wednesday 2 October - 19:31

Assurance-maladie : la lutte contre la fraude s’organise

En 2018, la Caisse nationale d'assurance-maladie a détecté 261 millions d’euros de fraude. La traque a duré trois ans, de 2016 à 2018. L’assurance-maladie est parvenue avec l’aide de la gendarmerie, de la police, des douanes et de la justice à faire démanteler un trafic de Subutex. En scrutant ses bases de données, elle a repéré 165 assurés domiciliés dans 31 départements, qui consultaient chacun de nombreux médecins et couraient les pharmacies afin de se faire prescrire de grosses quantités de ce substitut à l’héroïne. Au final, cinq trafiquants ont été arrêtés et deux médecins condamnés à de la prison ferme. Cette affaire est emblématique de la façon dont travaille, de plus en plus, la Sécurité sociale pour atteindre des objectifs de lutte contre la fraude : en réseau, et en exploitant les bases de données. La Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM) a présenté mardi son bilan 2018 en la matière. En 2018, les montants de fraude détectés se sont élevés à 261 millions d’euros. C’est un peu moins que le record 2017 de 270 millions, mais l’objectif fixé avec les pouvoirs publics est une fois de plus dépassé. De plus, au cours des cinq dernières années, le montant des fraudes mises au jour a crû de 50 % par rapport aux cinq années précédentes. Plus de la moitié des fraudeurs sont des assurés sociaux. Ainsi, l’un d’entre eux a déclaré 14.000 euros de revenus pour bénéficier de la couverture maladie universelle complémentaire, alors qu’il gagnait dix fois plus. Il a écopé de 13.000 euros d’amende. Des professionnels de santé pointés du doigt En revanche, en montants, les assurés ne pèsent que 22 % de la fraude. Ce sont les professionnels de santé qui fraudent le plus en valeur : 47 % du total. Tel cet infirmier qui facturait des soins réalisés par sa conjointe, en exercice illégal de la profession. Le couple a eu de la prison avec sursis plus 175.000 euros à rembourser. Autre exemple : un médecin fractionnant ses feuilles de soins et falsifiant les dates pour se faire rembourser plusieurs consultations au lieu d’une a dû rembourser 52.000 euros de préjudice et payer 75.000 euros d’amende. Les établissements de santé ont été à l’origine de 30 % des fraudes en valeur, principalement en trichant sur le codage des actes afin d’obtenir un meilleur remboursement.
Tuesday 1 October - 19:20

L’ex-patronne de Presstalis, prend les rênes du numéro deux français sur le marché de l’édition et filiale de Vivendi.

Une semaine après avoir annoncé son départ de la direction de Presstalis, Michèle Benbunan s’apprête à prendre les rênes du groupe Editis, numéro deux français de l’édition derrière Hachette et vingt-septième groupe d’édition mondial. Après des négociations exclusives entamées le 30 juillet 2018 auprès de sa maison mère, l’espagnol Grupo Planeta, Vivendi, propriétaire de Canal+, Universal Music et Havas, avait intégré, en janvier, le groupe d’édition, jusqu’ici dirigé par Pierre Conte. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, a fixé son choix sur Michèle Benbunan pour le diriger, elle qui, dans sa carrière, est littéralement « tombée dans la marmite » de l’édition… Elle a notamment passé vingt-huit ans au sein d’Hachette Livre, qu’elle a quitté en novembre 2017, pour s’atteler au délicat sauvetage de Presstalis, première coopérative de distribution de la France (75 % du marché). Un exercice de haute voltige où, confrontée à un déficit d’exploitation de 15 millions et à un trou de trésorerie de 37 millions, Michèle Benbunan a pris des mesures d’urgence pour sauver la coopérative du dépôt de bilan et la remettre sur des rails opérationnels, certes encore fragile… En prenant la direction d’Editis, Michèle Benbunan aborde une nouvelle aventure, plus tournée vers le divertissement. En septembre 2018, Arnaud de Puyfontaine avait indiqué vouloir accélérer les synergies au sein de Vivendi, s’appuyant sur la déclinaison de certains ouvrages en longs-métrages, voire, pour certains, en déclinant de multiples licences, allant des jeux vidéo à des produits dérivés tels que des vêtements ou des parcs à thèmes. Editis a déjà multiplié depuis février les acquisitions, avec les éditions Héloïse d’Ormesson, Télémaque, Séguier (via leur rachat par Robert Laffont), L’Archipel, L’Agrume (désormais chez Nathan)… Et enfin, son association avec Jungle, qui lui a permis de se renforcer dans la BD, en glissant un pied dans le roman graphique. Face à la concurrence des écrans et des plates-formes, Editis est sommé de moderniser son modèle tout en accélérant son internationalisation, en s’appuyant encore davantage sur les implantations géographiques – notamment en Afrique et en Asie – de Vivendi.
Tuesday 1 October - 19:18

Cookies publicitaires : la position de la CNIL attaquée de toutes parts

Pour les uns, la CNIL est trop laxiste. Pour les autres, elle fait de l’excès de zèle. Depuis l’entrée en vigueur du RGPD (règlement européen sur la protection des données) e n mai 2018, la position du gendarme français des données suscite des réactions antagonistes… qui font aujourd’hui l’objet de deux recours opposés devant le Conseil d’Etat. Une chose est sûre : le recueil du consentement des internautes avant de les pister en ligne reste un sujet explosif. Déjà en juillet dernier, lorsque la CNIL avait présenté ses nouvelles lignes directrices, elle s’était attiré les foudres d’associations de défense des libertés en ligne, comme la Quadrature du Net. Pour l’Autorité, il s’agissait d’aligner ses vieilles recommandations avec le RGPD. Le secteur de la publicité en ligne devait changer ses pratiques, la CNIL précisait comment. Un régulateur, pas un Robocop Le gendarme demandait, entre autres, de ne plus considérer la poursuite de la navigation sur un site comme un consentement tacite au dépôt de cookies. Mais pour ne pas démolir le business model des sites qui vivent de la publicité ciblée, notamment la presse en ligne, la CNIL donnait plus d’un an de répit aux entreprises pour se mettre en conformité. Sept ans après le début des discussions sur le texte, trois ans après son vote et un an après son entrée en vigueur, le nouveau délai a excédé les associations de défense des internautes, qui ont saisi le Conseil d’Etat Lundi, son rapporteur public a pourtant penché en faveur de la CNIL : le gendarme a une certaine latitude dans son action, c’est pour cela qu’il y a « une autorité de régulation, et non un Robocop », a-t-il fait valoir dans ses conclusions. D’autant que la CNIL est engagée dans une discussion avec tous les acteurs pour élaborer un cadre consensuel de recueil du consentement des internautes. Aujourd’hui, « tout le monde sait ce qu’il ne faut pas faire, mais personne ne sait exactement et concrètement ce qu’il faut faire », explique le rapporteur. Un recours unanime Mais cette concertation, entamée avant l’été, est visiblement houleuse. Les acteurs de la publicité numérique n’y trouvent pas leur compte. Ils dénoncent une approche très « radicale » de la CNIL, qui menace de faire tomber les annonceurs dans les bras des GAFA. Le 18 septembre dernier, dans un mouvement unanime inédit, neuf grandes associations professionnelles du secteur (Geste, SRI, IAB France, MMAF, Udecam, AACC, Fevad, UDM et SNCD) ont donc à leur tour déposé un recours devant le Conseil d’Etat, comme le révélait vendredi le site spécialisé Mind Media. « Les différentes associations veulent avoir un avis juridique sur l’interprétation du RGPD, afin d’avoir une réponse proportionnée, adaptée à la maturité des usages. Nous sommes en effet inquiets d’un éventuel décalage entre son application et “l’état de l’art” des outils digitaux, notamment français », expliq ue Raphael De Andreis, l e président de l’Udecam. Pour l’écosystème de la publicité, le gendarme tricolore est plus royaliste que le roi : il prohibe par exemple les « cookie wall » – c’est-à-dire les mécanismes qui interdisent à un internaute d’accéder à certains contenus s’il refuse les cookies – ou promeut le recueil du consentement directement au niveau du navigateur ou du smartphone. Autant de sujets qui ne devraient pas être actés, pour les professionnels de la publicité. « La CNIL s’appuie sur une opinion de l’EDPB [le regroupement des CNIL européennes] sur ce qu’il voudrait voir dans le futur règlement e-privacy, dénonce l’avocat Etienne Drouard. Le RGPD doit être appliqué tel qu’il a été voté, pas tel que la CNIL aimerait qu’il devienne dans deux ans. »
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